Technologies de l’information…

Bonjour, et bienvenue sur le blog de Julien Watine, étudiant au D.E.S.S. en Relations Publiques de l’Université Laval. Après un baccalauréat en études internationales et langues modernes (profil environnement), je découvre au second cycle le monde de la communication !

Seront présentés sur cette page quelques billets et essais, qui s’inscrivent tous dans le cours Communication et changements technologiques (COM-6032).

Voici d’emblée un essai sur la question suivante :

D’après vous, les technologies d’information sont-elles déterminantes dans le développement de nos sociétés?

Je vous propose d’abord de visionner ce court extrait qui introduira ma réponse :

Ce chercheur du groupe de recherche ETOS expose en de grandes lignes mon opinion : je crois fermement que les technologies de l’information sont déterminantes pour le développement de nos sociétés.

Avant d’aller de l’avant avec mes idées, revoyons les grandes théories portant sur le thème des relations entre technologies et sociétés.

La première grande théorie est celle du déterminisme technologique. Elle stipule que le monde technologique est autonome et influence de façon unidirectionnelle et radicale les interactions sociales et les individus. Ainsi, l’écriture, l’imprimerie et internet ont respectivement marqué des points tournants à leur apparition et ont façonné notre culture et notre conscience (Morisset-Fénery, 2003/2004 : 5).

Deux variantes de ce courant existent : le déterminisme brut – les technologies sont une condition à des changements sociétaux – et le déterminisme maîtrisable – les technologies sont parmi les facteurs qui transforment une société. Si le premier est aujourd’hui largement contesté, le deuxième semble plus acceptabe – c’est d’ailleurs celui qui correspond le mieux à mes idées.

Notons au passage une citation de Marshall McLuhan des plus intéressantes : « We shape our tools and they in turn shape us » (Morisset-Fénery, 2003/2004 : 8).

La deuxième théorie de ces relations est celle du constructivisme social. Sans être l’inverse exact de la première, la technologie est ici plutôt l’instrument des sociétés. Tandis que le déterminisme technologique réduit les individus à des êtres malléables, qui ne pensent ni ne protestent face au monde technique, le constructivisme fait prévaloir notre capacité à créer ces technologies, à les comprendre et à les modifier le cas échéant (Morisset-Fénery, 2003/2004 : 10). Les technologies sont créées car elles répondent à des besoins précis.

Entre ces deux grands pôles théoriques, on retrouve des approches préférant voir technologie et société comme faisant partie d’un même monde : les deux sont effectivement imbriqués l’un dans l’autre (Valenduc et Vendramin, 2005 : 3). Dans le cas des technologies de l’information, cela se traduirait par la création d’un média par la société – par exemple les informations télévisées – qui influence à son tour l’opinion publique.

Si cette dernière approche semble la plus raisonnable, je continue de penser qu’il est possible que la société perde littéralement le contrôle de ses technologies. C’est notamment vrai en ce qui a trait aux TIC. Facebook a certes été inventé et est toujours contrôlé par des humains, mais ses conséquences sur nos vies et notre conception du monde sont si importantes qu’il semble impossible de penser qu’il s’agisse ici d’un cercle vertueux. Les journaux nous bombardent également de sondages – il suffit de penser aux récentes élections au Québec – afin de nous « informer de la manière la plus objective possible ». Mais ces sondages ne nous influencent-ils pas à leur tour?

Ainsi, il est clair qu’aucune théorie ne peut-être entièrement vraie. Les variables sociétales varient tant selon les contextes géographique et culturels qu’aucune influence ne peut réellement être unilatérale. J’ai toutefois exprimé ma préférence pour un système dans lequel un certain déterminisme technologique prévaut.

Merci de votre lecture,

Julien Watine

Bibiliographie (toutes les idées énoncées dans le précédent texte qui ne sont pas exprimées à la première personne proviennent des dossiers suivants) :

M.Morisset-Fénery, F. Skalli, K. Zarrouck. 2003/2004. Portées et limites du déterminisme technologique. [En ligne] URL : http://dea128fc.free.fr/CoursA/A2-ManagementChangement&TIC/expo/matilde/DEA128FC_d%E9terminisme_technologique.pdf . Consulté le 9 septembre 2012.

Valenduc Gérard et Vendramin Patricia (Centre de recherches Travail et Technologies). 2005. Technologie et société, destin croisés. La lettre EMERIT : Expériences de Médiation et d’Évaluation dans la Recherche et l’Innovation Technologique, Numéro 42. [En ligne] URL : http://www.ftu-namur.org/fichiers/Emerit42.pdf . Consulté le 9 septembre 2012.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s