Second essai – L’E-Commerce : une nouvelle forme de dépendance

Second essai

Contrepied de http://jonathancarongilbert.wordpress.com/2012/10/10/essai-1-e-commerce/

L’E-COMMERCE : UNE NOUVELLE FORME DE DÉPENDANCE

Ce second essai, dont l’exercice est de prendre le contrepied d’une technologie choisie par un collègue, traitera du E-Commerce (pour commerce électronique), que l’auteur décrit comment étant le concept réinventé du « magasinage » (Caron-Gilbert, 2012) — en bref, nous pouvons acheter une multitude de produits depuis le confort de notre salon, le tout passant par le web. Cette forme de communication, du point de vue du publiciste, confère bien des avantages selon l’auteur du premier essai : il s’agit d’un excellent outil marketing; elle élimine les distances et la perte de temps; elle permet l’augmentation des ventes; elle offre une sélection plus précise au client; et son interactivité permet de mieux comprendre le consommateur. D’un autre côté, certains problèmes se font également sentir : les entreprises gèrent parfois mal les interfaces des sites; certains problèmes de langue ou de compatibilité nuisent à des consommateurs de pays ou de régions particulières; et finalement un point d’importance, il faut maintenant attendre avant consommation.

L’E-Commerce, vrtuel, ne protège pas des problèmes réels (source : google).

1. Défauts de l’E-Commerce

Du point de vue du public, il en est pourtant tout autrement ; plusieurs arguments font en sorte que l’E-Commerce peut se révéler une technologie nuisible aux consommateurs, qui en sont d’ailleurs les premières cibles.

1.1 Le paradoxe de la distance

Dans l’essai dont nous effectuons ici le contrepied, l’auteur affirme avec raison que l’E-Commerce « est un moyen d’éliminer les frontières et les distances » et qu’il permet la création de débats et d’échanges à propos de certains produits (ibid). Pourtant, et là réside tout le paradoxe de ce type de technologie, c’est qu’en éliminant la distance entre le client et l’entreprise, on élimine du même coup l’échange socialisant entre ces deux partis. Hervé Fischer va plus loin : « Cependant, l’auteur voit cette nouvelle civilisation comme un deuxième Moyen âge qui ne correspond pas au cybereldorado qu’annoncent quelques-uns. Il avertit les lecteurs que cette idéologie de l’utopie technologique engendre l’aliénation de l’esprit humain et l’exploitation des dominés par le pouvoir des dominants » (Salem, 2009 : 177). L’E-Commerce est donc décrit ici comme étant l’un des outils du déterminisme technologique.

1.2 Sécurité

Le plus important souci du public face au commerce électronique est sans doute la sécurité de ses informations. L’interactivité de ces sites de commerce, souvent applaudie, est en fait la principale source d’ennuis : « Même si le monde de l’entreprise a été prompt à reconnaître les avantages de cette interconnectivité des réseaux, la précaution aux dangers d’une telle interconnexion qui aurait dû accompagner cette évolution s’est développée beaucoup plus lentement » (McCusker, 2001. Traduction libre). Ce phénomène semble pouvoir s’attribuer au fait que le profit soit encore l’objectif premier de ce secteur et que les publicistes soient sous une si intense pression qu’ils ne se sentent plus concernés par la sécurité de leurs clients (ibid).

Les « e-commercants » ont encore du mal à assurer la sécurité de leurs clients (source : google).

Il découle de cela d’autres problème de sécurité : lors d’un achat en ligne, une foule de renseignements doivent être fournis à l’entreprise afin de procéder à l’achat ; le nom, l’adresse, l’adresse électronique et le numéro de téléphone peuvent ainsi être exigés (CMMC, 2008). Ces données peuvent ensuite être transmises d’entreprise en entreprise qui dresseront des profils et les compléteront avec la nature des achats effectués ; votre adresse courriel pourra ensuite être la cible de campagnes publicitaires d’une compagnie avec laquelle le consommateur n’avait jamais fait affaire (ibid). Cela peut même aller plus loin : de nombreuses compagnies se sont fait pirater et voler des données confidentielles. À titre d’exemple, le site Cd Universe s’est fait dérober 300 000 numéros de cartes de crédit en 1999 ; les conséquences qui s’en sont suivies ont évidemment été désastreuses (McCusker, 2001).

Un dernier problème lié à la sécurité fait l’objet de nombreuses attentions ces dernières années, il s’agit de la naïveté des jeunes enfants et des adolescents face à l’accessibilité déconcertante de ce type de consommation : « [Ceux-ci] peuvent aussi fournir des renseignements personnels sans être conscients du danger qu’ils courent » (CMMC, 2008).

1.3 Difficultés à l’achat

Selon certaines études de représentants des consommateurs, 48% de ceux-ci abandonneraient un achat en cours de transaction pour de multiples raisons liées à l’interface ou à la politique parfois douteuse de l’entreprise (Voloper Creations, 2008 : 5). Suite à un sondage, des utilisateurs ont pointé du doigt les principales raisons qui leur faisaient stopper la transaction : charges cachées juste avant l’achat (36%); obligation de s’enregistrer pour acheter (31%); frais de transport trop élevés (27%); etc. (ibid : 6) Dans le vidéo suivant, nous découvrons grâce à une parodie ces difficultés :

Parfois, le problème est encore plus simple, mais tout aussi dérangeant : le client n’arrive simplement pas à trouver le produit qu’il recherche sur le site du détaillant. Cela est souvent dû à un moteur de recherche inefficace ou simplement inexistant et à un choix bien trop important (ibid : 8). Le commerce électronique n’est pas encore aujourd’hui une des principales motivations pour lesquelles un individu utilise Internet, mais il s’est développé un consensus affirmant que c’est en majeure partie la simplification des interfaces qui permettra à ce type de consommation de connaître un réel succès (Zwass, 1996).

1.4 Confiance en l’entreprise et son produit

Il devient également de plus en plus difficile pour les consommateurs de choisir un produit qu’ils ne connaissent pas. Dans un espace réel, il est possible et simple de toucher, de sentir ou d’essayer un bien ; dans un espace virtuel, cela est impossible. Plusieurs raisons feront toutefois en sorte qu’un achat puisse s’effectuer : le client sait exactement ce qu’il veut; il s’agit d’un produit qui ne nécessite pas un contact préliminaire, comme un livre ou un disque compact; le client a une grande confiance en l’entreprise. Le plus souvent, le public a plutôt l’impression d’être victime de désinformation et ces compagnies auraient donc intérêt à livrer le plus de précisions possibles sur un produit vendu — dimensions, composition, durabilité… (Voloper Creations, 2008 : 10-11). Les publicistes auraient ici intérêt à mieux travailler ce lien de confiance.

1.5 Dépendance au crédit

Un autre très gros problème que pose l’E-Commerce au public est le fait qu’il encourage une grande part de la population à utiliser le crédit et trop souvent à en dépendre. Les classes moyennes seraient particulièrement vulnérables :

Qu’il s’agisse d’accompagner l’achat du consommateur sur un site de e-commerce, ou de la distribution directe de crédits à la consommation auprès de particuliers, plus d’une demande de crédit amortissable sur deux auprès de certaines sociétés financières spécialisées se fait désormais sur Internet. Depuis dix ans, les formules de financement directement proposées sur les sites marchands se multiplient, traduisant le déplacement de la consommation, et en particulier celle des classes moyennes, vers Internet (Pécourt, 2011).

Cette nouvelle ère numérique a fait se développer de nouvelles habitudes de consommation. Les cartes de débit et de crédit, les paiement automatiques et les transactions virtuelles sont autant de preuves que l’argent est maintenant invisible : il est aujourd’hui beaucoup plus difficile de mesurer les conséquences de nos achats sur notre compte en banque, mais également sur notre environnement (Duhaime, 2003). La consommation, si elle est invisible aux yeux des gens, ne fait donc qu’augmenter. Les gens sont conscientisés de plus en plus jeunes à ces nouvelles habitudes. En effet, la capacité à comprendre et à utiliser les nouvelles technologies et le web 2.0 se développe chez des enfants en bas âge ; cela va de pair avec leur connaissance de ces marchés invisibles… sans pour autant les rendre moins vulnérables. Le travail réalisé en publicité est ici une des principales sources du problème.

2. Contre-exemples

Il est probable qu’avec l’aisance des gens à utiliser le web 2.0, les consommateurs se feront de plus en plus difficiles et critiques vis-à-vis de leurs marques préférées. Une étude réalisée au début 2011, par la firme Forrester Consulting pour le compte de l’entreprise spécialisée en E-Commerce, Demandware Inc., a démontré qu’une seule mauvaise expérience sur un site d’achat en ligne peut être fatale pour la relation. En effet, « elle n’affecte pas uniquement la perception du consommateur sur ce canal mais a pour effet d’associer une image négative à l’ensemble de la marque » (Lenotre, 2011). On le sait, le monde de l’entreprise ne peut plus aujourd’hui se passer de l’approbation du consommateur, ce serait à leurs risques et périls : « Lorsqu’ils sont satisfaits d’une expérience de commerce en ligne, 67% d’entre eux se disant prêts à partager cette expérience avec leur réseau. A l’inverse, ils peuvent se montrer rancuniers, étant déterminés à 72% à faire part d’une expérience négative à leurs proches et, pour 70% d’entre eux, à se tourner vers une marque concurrente » (ibid). Une autre étude réalisée par Trusted Shops pour le compte de la Fédération e-commerce et vente à distance (FEVAD) révèle même que 47% des Français ont déjà vécu au moins une mauvaise expérience en faisant de l’E-Commerce (Oeillet, 2012). L’étude également réalisée en Grande-Bretagne et en Allemagne place ces pays dans la même situation avec respectivement 47% et 57% de consommateurs insatisfaits.

Conclusion

L’E-Commerce a certes ses qualités. On pourra lui octroyer le mérite de faciliter les échanges commerciaux entre des entreprises éloignées et sûrement de faciliter la vie de milliers de consommateurs qui connaissent les trucs et les pièges à éviter afin de procéder avec succès. Pourtant, à l’instar du commerce traditionnel, cette technologie est encore l’une de celles qui participent à agrandir la fracture numérique entre les mieux nantis et les plus démunis. La mondialisation — un terme bien mensonger — ne profite réellement qu’à ceux qui ont les moyens d’utiliser un ordinateur, contribuant ainsi à hiérarchiser le savoir : « La nouvelle économie du savoir qui se développe au détriment du marché basé sur l’exploitation des ressources naturelles a des effets négatifs sur l’économie des pays sous-développés et induit ces pays dans des dettes extrêmes envers les pays riches. Ainsi, les pays sous-développés n’ont pas les moyens de développer leurs infrastructures technologiques ou d’entrer en compétition avec les forces des pays riches dans le marché du savoir » (Salem, 2009 : 178). La technologie, si elle est disponible dans ces pays en voie de développement, reste inaccessible aux individus à qui elle profiterait réellement. Elle doit donc être adaptée à l’économie de ces régions, afin de favoriser le partage des biens et savoirs (ibid : 179). Mais comment réaliser ces miracles alors que le commerce électronique peine à se tailler une place dans le cœur des consommateurs avertis. Les entreprises et les publicistes devraient adopter le courant 2.0 et repenser leurs façons de communiquer avec le public. Le lien de confiance, s’il n’est pas encore totalement rompu, doit être restauré, puis renforcé. C’est d’ailleurs la voie que doit prendre le paradigme des communications dans son ensemble. L’apparition et l’intégration dans les mœurs de ces nouvelles technologies est réellement en train de changer la face du monde et des rapports qui en découlent.

Les pays en voie de développement ont toujours du mal à s’intégrer au monde 1.0… (source : google)

BIBLIOGRAPHIE

Comité des mesures en matière de consommation (CMMC). 2008. La sécurité dans Internet : comment se protéger en ligne. [En ligne] URL : http://www.ic.gc.ca/eic/site/cmc-cmc.nsf/vwapj/OCA-InternetSafety-FRE-PDF.pdf/$FILE/OCA-InternetSafety-FRE-PDF.pdf. (Consulté le 9 novembre 2012).

Duhaime, Gérard. 2003. Le bonheur à crédit. Revue Notre-Dame, Vol. 101 No. 7, Juillet/août.

Lenotre, Bertrand. 2011. Étude. FrenchWeb. [En ligne] URL : http://frenchweb.fr/etude-mauvaise-experience-sur-un-site-de-e-commerce-52-des-consommateurs-prets-a-abandonner-la-marque/15439. (Consulté le 18 novembre 2012).

McCusker, R. 2001. E-Commerce security: The birth of technology, the death of common sense? Journal of Financial Crime, 9 (1), pp.79-89.

Oeillet, Audrey. 2012. Achats en ligne : 47% des Français ont déjà eu une mauvaise expérience. Clubic. [En ligne] URL : http://www.clubic.com/internet/actualite-522115-achats-ligne-47-francais-eu-mauvaise-experience.html. (Consulté le 18 novembre 2012).

Olybop.info. 2011. Le e-commerce dans la vraie vie. [Vidéoclip en ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=4gaIIQ72SdA. (Consulté le 18 novembre 2012).

Pécourt, Nicolas. 2011. Les classes moyennes et le crédit. Fondapol. [En ligne] URL : http://www.legrain2sel.com/wp-content/uploads/2011/11/69293010-Les-classes-moyennes-et-le-credit-Nicolas-Pecourt.pdf. (Consulté le 9 novembre 2012).

Salem, Ann-Margaret. 2009. Technologies et changements sociaux: Une quête à l’humanisme à l’ère du numérique. Global Media Journal, Édition canadienne, vol, 2, Numéro 1, pp. 175-180.

Voloper Creations. 2008. 10 barriers to eCommerce and Their Solutions. eCommerce – White Paper. [En ligne] URL : http://www.voloper.com/documents/white-papers/ecommerce_white_paper.pdf. (Consulté le 9 novembre 2012).

Zwass, Vladimir. 1996. Electronic Commerce : Structures and Issues. International Journal of Electronic Commerce. Vol. 1 No. 1, 23 p.

Billet #5 (Semaine 8)

– Parlez-nous de vos expériences dans les mondes virtuels. Êtes-vous joueur-euse? Déambulez-vous dans l’espace Second Life? Que représente votre avatar?

J’ai eu mon premier contact avec une console de jeux à mon arrivée au Québec en 1998… et j’ai très vite développé un intérêt particulièrement fort pour les jeux de rôles ! Évidemment, il ne s’agissait pas encore de jeux multi-joueurs, mais le concept y était : des univers vastes dans lesquels on incarne un personnage fantastique qui permettent de créer ou d’avoir un impact sur l’environnement direct ou indirect. Ainsi, des titres comme Final Fantasy — il existe aujourd’hui plus de dix opus de cette (magnifique) série — ou encore la série Breath of Fire, qui comptent beaucoup d’adeptes au Japon, m’ont passionnés pendant ma jeunesse et ont probablement beaucoup développé la qualité de mon anglais ainsi que mon imagination (débordante). Cette façon solitaire de m’immerger dans un autre monde m’a d’ailleurs largement suffi.

Final Fantasy VII

Breath of Fire III

Il y a quelques années, quand sont apparus les versions multi-joueurs de ces jeux, j’ai rapidement décidé de les ignorer ; je crois honnêtement ne pas être fait pour supporter le stress du jeu en ligne… le contact virtuel avec d’autres « vraies » personnes me rend nerveux. À tel point que jusqu’à cet automne, le logiciel Second Life m’était totalement inconnu !

Ces univers sont décrits par Guy Thuillier, qui s’est intéressé aux jeux massivement multi-joueurs sous l’œil du géographe, comme étant « persistants ». Selon lui, « …l’effet d’immersion est tout de même suffisamment puissant, en intensité, en durée, en densité, pour provoquer parfois une véritable déconnexion de la réalité, au point que les psychologues pointent l’apparition d’une nouvelle pathologie dans les sociétés développées : la cyber-dépendance » (Thuillier, 2011 : 8). Et je dois l’avouer, cette possibilité me fait peur.

La cyber-dépendance me rend nerveux…

Je ne peux donc pas parler de mon expérience sur ces jeux en ligne : je n’en ai pas ! Et j’espère que ça restera comme ça. Mon intérêt pour ces technologies est pourtant grand ! Celles-ci permettront probablement d’accomplir des merveilles… Mais le contact avec la nature me semble si important. Restons humains! Quand je lis que certaines personnes vont jogger dans Second Life, j’en reste simplement bouche bée…

Petite parenthèse avant de terminer ce billet : je suppose que si j’avais à choisir un avatar et jouer un rôle dans Second Life, je ferais de moi un petit démon et je tenterais de « réveiller » les gens et les faire se déconnecter !

… elle me fait très peur !

Bibliographie 

Thuillier, Guy. 2011. Entre fiction, simulacre et réalité : les avatars de l’espace virtuel. Carnets de géographe. [En ligne] URL : http://www.carnetsdegeographes.org/PDF/Rech_02_03_Thuillier.pdf (Consulté le 24 octobre 2012).

Billet #4 (Semaine 7)

Avez-vous déjà contribué à Wikipédia? Vous arrive-t-il de vous fier seulement à Wikipédia? Ce module remet-il en question votre confiance envers Wikipédia? Vous pouvez répondre à une ou à toutes ces questions.

J’ai toujours trouvé l’encyclopédie en ligne Wikipédia franchement géniale. Avant de la découvrir, mon père me faisait régulièrement utiliser le Quid (édition 98) pour mes travaux au primaire et au secondaire. Seul problème : un nombre important de données manquaient et les mises à jour ne pouvaient que se trouver en achetant (à un prix peu modique) l’édition de l’année suivante.

Wikipédia a changé cette façon de faire. Au début, nous étions tous (j’en suis convaincu) tenté de nous en servir pour des travaux scolaires. Mais les enseignants – au collégial dans mon cas – nous on bien vite averti du danger : le fait qu’elle soit une encyclopédie collective nuit forcément à sa fiabilité… Soit. Mais le fait que nous ayons accès à l’historique des pages est en soit un gage de qualité. En effet, « il est possible d’évaluer le degré de maturité d’une entrée donnée en fonction du nombre de collaborateurs qui y ont travaillé – vingt-quatre en moyenne, du côté francophone » (Vandendorpe, 2008 : 4).

Mais les lectures du module 7 ont mis des mots sur quelque chose qui me semblait évident depuis longtemps : Wikipédia constitue un excellent moyen de DÉBUTER ses recherches dans des travaux… les références qui s’y trouvent mènent souvent à de bonnes sources ! Wikipédia l’assume d’ailleurs pleinement (Vandendorpe, 2008 : 1).

Mais c’est réellement au niveau de ma culture personnelle qu’elle a vraiment changé ma vie. Aujourd’hui, on peut avoir un aperçu général d’un sujet extrêmement rapidement. J’ai par exemple beaucoup appris sur les langues indo-européennes et leurs déclinaisons ; les pages y sont très bien construites ! Et j’ai un petit truc pour vérifier en un clin d’oeil si une page est fiable ou non : il suffit de chercher une section « scandales » ou « controverse »… n’importe quoi pour montrer que plusieurs points de vue sont exprimées sur le dit sujet. Si elle existe, il y a plus de chances que l’on ait affaire à une page qui ne cherche pas à faire la propagande de quelqu’un ou quelque chose. Cela ma paraît suprêmement important !

Pour la petite histoire, j’ai déjà ajouté à Wikipédia une page sur mon groupe de musique de l’époque (Morgue), un groupe de Death metal. Les informations ont été supprimées en moins de 24 heures avec la raison suivante : « Critères d’admissibilité non atteintscontenu non vérifiable : rien dans cette page n’explique en quoi elle est admissible à une encyclopédie ».

Pas assez bien pour Wikipédia ? J’aurais essayé. Pourtant nous sommes plutôt pas mal :

De bien jolis garçons…

Bibliographie

Vandendorpe, Christian. 2008. Le phénomène Wikipédia : une utopie en marche. Université d’Ottawa, Le débat n.148, p.17-30.

Essai #1 : La télévision hertzienne comme vecteur de communication

Introduction

Les ondes Hertz, découvertes et développées par Heinrich Rudolf Hertz dans la seconde moitié du 19e siècle, ont radicalement transformé les méthodes de communication publique. Si elles sont surtout reconnues comme étant liées à la transmission du son avec la radio, un autre médium permet quant à lui d’y accompagner de l’image : c’est la télévision.

Développée par Paul Nipkow (1860 – 1940) en Allemagne puis par Charles Francis Jenkins (1867 – 1934) aux États-Unis, la télévision à ondes hertziennes est surtout popularisée après la seconde guerre mondiale (Austin, 1966 : 10). La diffusion « hertzienne » fait référence à la communication de matériel audiovisuel par des ondes éléctromagnétiques à très hautes fréquences d’abord, puis à ultra hautes fréquences, dites respectivement THF et UHF (ibid : 11). Ce médium audiovisuel devient rapidement, à partir des années 50, « le média le plus influent » et l’apparition de nouvelles technologies — câblodistribution, ondes satellites, fibre optique, etc. — confirmera son emprise sur notre quotidien (Kaboré, 2007 : 3).

L’évolution de la télévision de façon comique…

1. La télévision et la communication publique

D’après une définition de Jean de Bonville :

[La communication publique] renvoie d’abord à l’ensemble des messages transmis par les médias de communication et à ces médias eux-mêmes. […] Elle touche non seulement les affaires publiques et la vie politique en général, mais aussi tous les problèmes auxquels doit faire face la société et qui sont soumis au débat public, agitent l’opinion publique ou relèvent de l’état et de l’administration publique : économie, justice, éducation, santé, environnement, etc. (Demers, 2008 : 210).

Dans ce contexte, la télévision est un vecteur de communication publique par excellence. Elle est ainsi amenée à participer à la société de deux manières distinctes : par son rôle transformant, en apportant des changements sociaux profonds; par son rôle socialisant, en maintenant certaines valeurs sociétales et culturelles établies (Choudhury, 2011 : 3). La télévision est ainsi, plus qu’une simple forme de communication, un véritable acteur participant à la vie citoyenne. On comprend comment, du point de vue des principaux métiers de la communication — comme le journaliste, le publiciste ou le relationniste — elle se révèle être un outil puissant (ibid : 2). À ce propos, nous serions en droit de nous demander pour quelle raison la télévision représenterait un meilleur vecteur de communication que la radio, qui eut également un succès fulgurant. En fait, les premières émissions télévisuelles n’étaient bien souvent que des reproductions plus ou moins grossières des émissions de radio qui fonctionnaient bien (Austin, 1966 : 11). Mais le succès phénoménal de la télévision a par la suite largement convaincu l’industrie médiatique et entreprenariale d’y placer leurs espoirs ; cela s’est traduit par un exode monétaire et humain de l’espace radiophonique vers celui de la télévision (ibid : 12).

Dans le secteur de l’enseignement aux États-Unis, la télévision fait également ses preuves. Les éducateurs de l’époque avaient compris que celle-ci pouvait se révéler utile, non seulement au sein des établissements, mais aussi afin de pousser certaines chaînes à diffuser du contenu éducatif ; c’est tout un système d’éducation qui est né grâce à la pression du corps enseignant (ibid : 13). En France, l’accueil est plus partagé : d’un côté, le sentiment de nouveauté créé le désir de voir arriver ce nouvel outil dans les classes; de l’autre, on craint une compétition entre les professeurs et la technologie. C’est toutefois ce dernier qui l’emporte dans les premières années :

L’inquiétude grandit donc parmi les enseignants qui s’interrogent sur la division des rôles entre le professeur et la télévision, dans des formes assez proches de celles des années 1930 marquées par la promotion de la radio et des disques en langues vivantes. Mais, cette fois, le combat leur paraît beaucoup plus inégal, voire perdu d’avance (Hery, 2008 : 3).

Mais ils s’adapteront tout de même assez bien, après la première impression passée, à un système où l’audiovisuel prendra de plus en plus de place en « inscrivant à leurs fonctions celle de former le futur téléspectateur, en lui apprenant à lire l’image et à canaliser l’information du message audiovisuel » (ibid : 1).

Le domaine télévisuel entretient aussi des liens très serrés avec les médias, qui représentent un pilier de la communication publique dans notre société. Avec l’amélioration des caméras portatives, les possibilités pour les journalistes devenaient presque infinies ! La conception du média s’en est trouvée transformée : on pouvait enfin montrer des images en mouvement, une reproduction de la vision humaine : « La télévision a un pouvoir particulier de persuasion à cause de l’impact des images qui accompagnent les discours. Le téléspectateur est impressionné et peut comprendre facilement le message » (Kaboré, 2007 : 4). François-Henri de Virieux, journaliste français, met toutefois en garde le public en constatant l’arrivée d’une nouvelle ère de notre démocratie occidentale : la « médiacratie », ou le pouvoir des médias (ibid). La télévision peut en effet, si son contenu est mal géré, devenir un outil de manipulation de l’opinion publique (ibid : 3). En ce sens, la communication publique se révèle dangereuse et intrusive. L’exemple du canular belge, concernant son éclatement avec la fausse déclaration unilatérale d’indépendance de la Flandre, le prouve : des personnalités crédibles et un bon jeu d’acteur peuvent tromper le citoyen moyen — 95% des gens interrogés y auraient totalement cru (ibid : 4).

Le dernier domaine dans lequel la télévision s’est montrée des plus utiles et bien entendu celui de la publicité. Pour la société, « la publicité se montre généralement comme  » un professeur  » de modes de vie et de comportements » (Samayoa Ramírez, 2011 : 81). Le même auteur admettra plus loin qu’elle « n’a pas seulement des fins commerciales, mais aussi politiques, sociales, morales et idéologiques » (ibid). La publicité s’est, tout comme les médias, servie de ce nouveau médium pour atteindre l’individu encore un peu plus loin dans sa sphère privée.

Les enseignants se sont parfois senti en compétition avec la télévision…

2. Exemple

L’exemple le plus probant de l’utilisation de la télévision comme outil de communication publique a sans doute eu lieu le 11 septembre 2001 : « Le 11 septembre, tout commence par des images. […] Quelques heures plus tard, le temps des premiers commentaires, une lecture s’imposait : ces scènes étaient symboliques et stratégiques » (Huyghe, 2007 : 1). Souvenons-nous ce jour là, le sentiment général était presque celui d’un viol ; le cœur de l’Occident, le symbole de la mondialisation et de l’argent, « la Tour de Babel », venait d’être ébranlé par une attaque terroriste (ibid). Si les images dont nous nous rappelons tous sont effectivement tournées par des amateurs, les médias ont tôt fait de s’en emparer. Résultat : le sentiment d’indignation, partout en Occident, est le même. Nous étions déjà tous prêts à supporter les Américains dans leur guerre au terrorisme. La puissance de l’image a été démontrée, ce jour-là et les mois qui s’en sont suivi, dans toute sa splendeur. Notre représentation mentale de certains concepts s’est même modifiée ; c’est le cas par exemple du terrorisme :

Dans tous les cas, les attentats du 11 septembre nous obligent à réviser nos catégories. Auparavant, nous considérions le terrorisme comme subsidiaire ou secondaire […]  L’image elle-même était au service de l’acte terroriste : elle amplifiait, souvent en empruntant les moyens et les médias de l’adversaire, la force de nuisance de l’attentat. Elle en augmentait l’impact, paralysait l’opinion, et exerçait sur les acteurs une contrainte insupportable. Mais elle restait un multiplicateur (ibid : 2).

Mais cette puissance télévisée n’appartient pas seulement qu’aux Occidentaux. La preuve, c’est que Ben Laden s’est servi des médias américains pour diffuser ses messages à lui ; la preuve, c’est que la chaîne Al-Jazeera ne racontait pas du tout l’histoire de la même façon — quand CNN parlait de guerre humanitaire, la chaîne arabe parlait d’occupation (ibid : 7)…

Voici une courte vidéo montrant l’évolution de l’attentat à travers les médias du monde :

3. Qualités et défauts…

Du point de vue journalistique, un vecteur aussi puissant, transformant et socialisant que la télévision comporte bien évidement ses qualités et ses défauts ; nous verrons d’ailleurs qu’une telle caractéristique peut presque à chaque fois être considérée comme l’un ou l’autre (qualité ou défaut) selon le contexte.

Commençons par mentionner la nature imagée de la télévision. Alors que la radio ne permettait aux journalistes que de dire la nouvelle, la télévision a changé leur discours : l’importance de la nouvelle consistait à montrer en accompagnant les images de précisions orales. Comme mentionné précédemment, l’exode journalistique financier et humain prouve cet enthousiasme. Mais une cassure nette s’est fait ressentir au cours des années 60 : « Lentement, insidieusement, la conception de l’information télévisuelle s’est transformée en profondeur pour aboutir à un présentation presque opposée à celle de ses débuts » (Brusini et James, 1982 : 1). Au début, le journaliste dit « vedette » est caractérisé par sa subjectivité et par son habitude de se précipiter sur les lieux d’un évènement avec une caméra, après 1970 ; aujourd’hui, les séquences d’images sont brèves et proviennent de multiples sources, en plus d’être empruntes d’un ton de neutralité (ibid : 2). Brusini et James diront : « au fil du temps, le spécialiste l’emporte sur le reporter, l’examen l’emporte sur l’enquête, la connaissance mise en forme l’emporte sur l’expérience vécue, la pédagogie sur le témoignage, l’explication sur la description » (ibid). Il devient alors de plus en plus difficile pour un journaliste de réellement faire connaître son nom. C’est sans doute pourquoi on assiste aujourd’hui à un regain de popularité pour la chronique d’humeur.

La nature de média dit « de masse » est également une caractéristique importante de la télévision. Celle-ci est en effet utilisée par les médias comme un médium pour l’éducation sociale et comme une arme contre l’ignorance parmi le peuple (Choudhury, 2011 : 1). Le journaliste est donc capable d’influencer positivement la société. Mais il nous faut considérer l’envers de la médaille : dans la recherche de la « bonne » nouvelle, les médias ont créé un phénomène de fabrication de la réalité (Charron et Lemieux, 1991 : 2,6). Le sensationnalisme est un piège dans lequel bon nombre de professionnels de la communication semblent tomber ; la capture d’image et la modification de leur véritable contexte est ainsi un autre des défauts de la télévision.

La télévision envahit facilement la sphère privée de nos vies…

Conclusion

Afin de conclure, il nous faut nous poser des questions relatives à la place de la télévision dans l’ère qui s’amorce. En effet, aussi grande qu’eut été sa révolution et son symbole de la modernité (Mayer, 2011 : 96), elle aura à faire face à l’apparition de nouvelles technologies : tout comme la télévision a succédé à la radio, ce sont aujourd’hui les médias sociaux et internet qui semblent faire de même. Pourtant, loin de la supplanter comme on l’aurait d’abord cru — encore une fois, le même phénomène s’est produit avec la radio et la télévision — les médias sociaux se sont intégrés au vecteur télévisé : « …depuis quelques années, une conversation beaucoup plus grande s’est installée grâce aux médias sociaux. […] Leur grand avantage est qu’ils offrent un écho en temps réel et permettent de fidéliser le public » (Chouinard, 2011 : 36). La communication publique s’en trouve immensément améliorée : la télévision « interactive » a permis la bidirectionnalité de l’information (Choudbury, 2011 : 2) (Todorovic, 2004 : 360) ! L’échange télévisé est ainsi né. La télévision hertzienne de la fin du 19e siècle s’est donc remarquablement bien adaptée aux divers changements auxquels elle aura été confrontée et elle reste sans contredit un médium de choix pour tous les professionnels de la communication publique.

Bibliographie

Austin, Henry R. 1966. The History of Television. SAGE Publications. [En ligne] URL : http://bul.sagepub.com/content/50/312/9.citation. Consulté le 14 octobre 2012.

Brusini, Hervé et Francis James. 1982. Voir la vérité : le journalisme de télévision. Communication et langages #54, pp124-125.

Charron, Jean et Jacques Lemieux. 1991. Les médias, les sources et la production de l’information (chapitre 1 : les journalistes, les médoas et leurs sources). Boucherville, Gaëtan Morin Éditeur, pp1-29

Choudhury, Payel Sen. 2011. Media in Development Communication. Kolkata, Global Media Journal : Indian Edition – Winter Issue, 14p.

Chouinard, Marianne. 2011. Gazouillis télévisuels. Dossier Infopresse, pp36-40

Demers, François. 2008. La communication publique, un concept pour repositionner le journalisme contemporain. Québec, Les cahiers du journalisme #18, Presses de l’Université Laval, pp208-230.

Huyghe, François-Bernard. 2007. Images du 11 septembre. [En ligne] URL : http://www.huyghe.fr/actu_249.htm. Consulté le 14 octobre 2012.

Kaboré, Salimata. 2007. L’impact de la télévision. Centre Avec, Bruxelles, 7p

Mayer, Vicky. 2011. New Television and Media? Television & New Media, SAGE Publications. [En ligne] URL : http://tvn.sagepub.com/content/12/2/95. Consulté le 14 octobre 2012.

Todorovic, Aleksandar. 2004. Médias électroniques : évolution ou révolution? Québec, Les cahiers du journalisme #13, Presses de l’Université Laval, pp360- 368.

Billet #3 (Semaine 4)

Bernard Derôme affirme dans son texte: « La première fois que j’ai vu la télévision, […] on y montrait le couronnement de la reine Elisabeth II à Londres. À ce moment-là, j’étais loin de pouvoir comprendre toute la portée de ce premier grand événement mondial de la télévision. » […] Et vous? À quel souvenir associez-vous votre prise de conscience du caractère international (où « universel? ») des médias? La télévision, la radio, l’Internet?

Mon arrivée au Québec en 1998 signifiait pour moi la fin de mon monde. Quitter la France, pour un garçon de neuf ans, peut-être bien déchirant : au nom de quoi devais-je quitter mes amis, mes amours (…) et les lieux qui m’importaient ? Mais surtout : allais-je garder des liens avec ces gens et cette patrie qui était la mienne?

Même si je me suis évidemment adapté rapidement, j’ai toujours gardé des contacts avec les gens de ma famille. Et vous serez très surpris : c’est grâce au télécopieur (ou le fax) que j’ai gardé ces liens!

À l’époque, mon père avait pu dénicher un modem 56k… qui restait toutefois son outil de travail. Pas question d’y toucher. C’est donc par le fax que j’ai gardé contact avec bon nombre de cousins, de grands-parents et d’amis. La chose était fréquente à l’époque puisque tout le monde semblait posséder cette machine à la maison. Et tout semblait si rapide : insérer la lettre; composer le numéro; appuyer sur « start » et notre correspondant recevait le tout en quelques minutes.

J’ai encore des dossiers immenses de ces échanges écrits… le fax est donc pour moi, l’ancêtre du courriel!

D’ailleurs, et je termine là-dessus, le site Communautique.qc.ca parle du fax de façon intéressante (notamment la fin du paragraphe, en gras) :

« L’arrivée relativement récente des télécopieurs a amorcé un virage important dans notre façon d’utiliser les moyens de communication. La télécopie a contribué à réduire le temps de communication; il a transformé nos façons de travailler, il nous a permis d’être plus efficace dans nos actions et plus rapide dans la transmission des informations. L’utilisation des télécopies a réduit le temps de réaction aux informations transmises (comparativement à celui requis pour réagir aux documents transmis par la poste). Nous avons alors été entraînés dans une première spirale de vitesse» (Communautique, 2006)

Bibliographie

– Communautique Québec. 2006. Formations et ressources : la télématique. [En ligne] URL : http://www.communautique.qc.ca/formations-ressources/documentation-appoint/telematique.html. Consulté le 26 septembre 2012.

Billet #2 (Semaine 3)

Vous avez en tête des canulars semblables à ceux qui sont évoqués dans cette Feuille de route ? Le Web doit en regorger! Les canulars présentés vous inspirent une réflexion que vous voulez partager? Et si vous êtes perdu dans la vaste toile, il y a toujours ce guide dépanneur= http://www.perdu.com!!! Lol*!!! 

Lorsqu’on parle de canular, on sous-entend presque à chaque fois que la supercherie était évidente. En effet, c’est souvent un même ami qui se plaît à tester nos connaissances… et à endurcir notre méfiance !

Mais j’ai moi-même été la victime d’un canular des plus flagrants… aux informations télévisées. Ce passage est tiré des informations de France 2. Je vous laisse visionner :

Maintenant que vous avez bien ri, je ne vous surprendrai pas en vous révélant que ce « reportage » a été diffusé le 1er avril 2009. J’ai pourtant tout gobé ! Il faut dire que mes connaissances en environnement frisaient le néant à cette époque… mais tout de même : comment ai-je bien pu avaler ces salades ?

La réponse est simple : la télévision était, à mes yeux, source incontestable d’informations véridiques.

Cela nous amène ainsi à la véritable question : peut-on faire trop confiance à nos technologies de l’information ?

Dans un essai sur ce thème, Miquel Rodrigo Alsina suggère fortement que l’on enseigne dès le plus jeune âge à « lire les médias », afin de former le plus possible de « lecteurs sceptiques ».

Alsina décrit le lecteur sceptique comme « celui qui utilise les médias avec une mentalité différente. Il s’agit d’un lecteur qui sait pourquoi les médias disent ce qu’ils disent et qui comprend, d’ailleurs, que leurs assertions ne sont pas des vérités absolues. Je ne crois pas que le scepticisme soit contraire à la confiance, il s’oppose tout simplement à la confiance aveugle, acritique et claudicante. » (Alsina, 2003 : 337)

Je vous laisse donc sur ces réflexions savoureuses !

JW

Bibliographie :

Alsina, Miquel Rodrigo. 2003. Confiance dans l’information médiatique. [En ligne] URL : http://www.raco.cat/index.php/revistacidob/article/viewFile/28320/28154. Consulté le 21 septembre 2012.

Billet #1 (Semaine 1)

Selon vous, la télévision du début du XXIe siècle est-elle un médium chaud ou encore un médium froid comme le soulignait McLuhan en 1964? Rappelons que « …le fait de classer la télévision dans le camp des médiums froids ayant d’ailleurs incité certains auteurs à dire par boutade et en constatant la faible implication usuelle des téléspectateurs, « que [McLuhan] devait posséder un appareil de télévision défectueux » [comme le rappellent Ruth et Elihu Katz dans « D’où venait-il, où a-t-il disparu? »]. (Maigret, 2003: 103)

De nombreuses personnes se demandent en effet pourquoi Marshall McLuhan classe la télévision dans la catégorie des médiums dits « froids ». Revoyons la définition de ces médiums (ou « media »).

Les médiums « chauds » sont associés à l’hémisphère gauche du cerveau humain. Ils font notamment appel au sens de la vue et sont de haute définition, c’est-à-dire qu’ils livrent assez d’information pour ne demander que peu de participation de la part du public. L’hémisphère gauche englobe entre autres des aspects comme la parole, l’analytique, la mathématique… (Bibliothèque et Archives Canada, 2007)

Les médiums « froids » sont quant à eux associés à l’hémisphère droit. Ils font appel au sens de l’ouïe et livrent une information de basse définition, qui demandent une grande participation du public. L’émotionnel, le symbolique, l’acoustique sont liés à cet hémisphère. (Bibliothèque et Archives Canada, 2007)

Pourquoi alors McLuhan classe t-il la télévision dans la seconde catégorie ? Celle-ci semble plutôt faire appel au sens de la vue que de l’ouïe… À cette question, Bibliothèque et Archives Canada répond : « Afin de saisir la logique de la notion de média « chaud » ou « froid », on peut se rappeler que pour McLuhan, l’extension d’un sens au détriment des autres est un trait qui définit les médias chauds. » Ainsi, la télévision, faisant appel de manière égale au sens de la vue et de l’ouïe, est un média froid!

À mon sens,  la télévision reste toujours et encore un médium froid. En effet, même si les théories de McLuhan mériteraient probablement d’être retravaillées et adaptées aux réalités d’aujourd’hui, je pense que notre bonne vieille boîte à images nous demandera de plus en plus qu’on y participe. Cela est plus particulièrement vrai avec les technologies de l’information ; de nos jours, il devient de plus en plus crucial de filtrer l’information qu’on nous livre et de réfléchir en faisant la part des choses.

Par contre, quand la télévision devient un divertissement, comme lorsque l’on regarde un film, on pourrait plutôt parler de médium « chaud » : pas besoin de participation !

JW

Bibliographie :

Bibliothèque et Archives Canada. 2007. « Chaud » et  « Froid ». [En ligne] URL : http://www.collectionscanada.gc.ca/innis-mcluhan/030003-2050-f.html . Consulté le 9 septembre 2012